Qui est la LED ACADEMY ?


La Led Academy est une association à but non lucratif. Elle réunit des membres adhérents (médecins, physiciens, chercheurs en biologie cellulaire, ingénieurs en optoélectronique) intéressés ou concernés par les effets biologiques et l’utilisation en thérapeutique des sources de rayonnement électromagnétique de basse puissance.

Elle rassemble ainsi toutes les technologies qui se réfèrent à
l’utilisation des LED (Light Emitting Diode) et des lasers de basse puissance (Low Level Laser) depuis leur construction, jusqu’à leurs applications cliniques.

La LED Academy accueille également des membres bienfaiteurs qui peuvent faire partie des industries de santé.

Elle s’efforce de réunir ainsi des connaissances, de faire partager des expériences et de susciter des programmes de recherche.



LED Academy is a non profit organisation with a membership open to physicians, physicists, cell-biologists, optoelectronic engineers,concerned with photobiological mechanisms and treatments related to the use of LED or Low Level Lasers.

LEDAcademy welcomes benefactor members from pharmaceutical or medical device companies.

Its goal is therefore dedicated to the promotion of research, education, and clinical applications in photobiology.

mardi 1 novembre 2011

Présentation SFME du 17 septembre 2011

Cette présentation démarrait le forum de FMC consacré aux LED,
forum animé par Hugues CARTIER.

Plusieurs points ont été d’abord rappelés :

1° Le sujet même de cet enseignement, c’est à dire l’étude des effets biologiques, non thermiques, de la lumière dans le domaine des longueurs d’onde qui s’étend du bleu au proche infrarouge.

2° Le fait que ces effets sont en très grande partie communs aux sources  de lumière cohérentes (Low Level Laser) ou non cohérentes ( LED).

3° Le fait que ces effets n’ont été  étudiées avec les outils de la biologie cellulaire et moléculaire que depuis les années 80.

4° Le  fait que ce sont les longueurs d’onde comprises entre le début du rouge et la fin du proche infrarouge qui pénètrent profondément dans les tissus. En gros, le proche infrarouge pénètre 100 fois plus profondément que le bleu.

5° Enfin, le fait que la cible principale de la lumière se situe au cœur de la cellule, au niveau des mitochondries. Elle concerne en priorité une protéine clé de la chaîne respiratoire, la cytochrome C oxydase. La stimulation de cette enzyme par la lumière a pour conséquence une augmentation de la production d’ATP et l’activation de plusieurs facteurs de transcription intra et extracellulaires.

L’étude de ces effets biologiques a mis récemment en évidence deux éléments importants :

  • Dans différentes situations de souffrance cellulaire (l’hypoxie, l’inflammation…) le radical NO vient bloquer la cytochrome C oxydase, situation qui est débloquée par l’énergie lumineuse. (Multiple roles of Cytochrome C oxydase in mammalian cells under action of red and IR-A radiation - août 2010- Tiina I. Karu)

  • Par ailleurs, on peut considérer aujourd’hui que l’ATP est, outre son rôle de fournisseur d’énergie, un messager extra cellulaire important. Il joue un rôle actif sur le renouvellement cellulaire et la trophicité du système nerveux central et périphérique. (Mitochondrial Mechanisms of Photobiomodulation in Context of New Data About Multiple Roles of ATP  - avril 2010 - Tiina I. Karu)


Nous avons ensuite voulu souligner la crédibilité de ces effets photo-biologiques à travers plusieurs exemples :

  • La présentation sur le site de la NASA de l’utilisation de panneaux de LED rouges pour traiter les mucites touchant des enfants cancéreux traités par chimio ou radiothérapie. Centres Hospitaliers des Universités de Birmingham Alabama et de Madison Wisconsin.


  • Le traitement de déchirures musculaires et de traumatismes tendineux et cutanés chez des sportifs de haut niveau à l’aide d’un dispositif laser basse puissance émettant dans le rouge et l’infra rouge. (Docteur Gérard GUILLAUME – Rhumatologue, médecin de l’équipe cycliste de la Française des Jeux).

  • Le traitement de la cellulite à l’aide d’un dispositif laser basse puissance transcutané émettant dans le rouge, étudié dans un travail clinique et biologique (Sylvie BOISNIC – à paraître).


Nous avons rappelé dans la conclusion le grand besoin de nouvelles études et la nécessité pour les fabricants de communiquer des informations précises sur la nature et la puissance de leurs dispositifs.

Docteur Luc BENICHOU
Responsable des Communications Scientifiques

mercredi 5 octobre 2011

Session Led Academy Monaco Mars 2011: 3ème intervenant

830 nm LED PHOTOTHERAPY AND THE MAST CELL:
THE WOUND HEALING REVOLUTION

R Glen Calderhead

Japan Phototherapy Laboratory and
Instituto Médico Vilafortuny/Antoni de Gimbernat Foundation

Background: Diode laser therapy with 830 nm was well-reported in the late 80’s and 90’s, and continues
 into the New Millennium. Before 1998 and the ‘NASA LED’, LEDs were something of a therapeutic
‘joke’, but with the NASA LED, LEDs became a serious light source for phototherapy, and have in the last
 few years attracted a great deal of attention in a pan-specialty manner.

Materials and Methods: The action potential of 830 nm on mast cells was examined in 8 healthy male
 subjects. The left forearm of each subject was irradiated for 20 min with an 830 nm LED-based system, to
 deliver 57 J/cm2. Forty-eight hours later, biopsies were taken from the treated arm and the untreated
(control) arm, and compared with uniradiated baseline specimens using transmission electron microscopy
 (TEM) and cell counts per TEM field, by three independent dermatopathologists.

Results: At 48 hr post-therapy, significantly greater numbers of all inflammatory stage cells were seen in the
 LED-treated arm compared with the baseline and control. The TEM findings revealed completely normal
 and undamaged tissue on the irradiated specimens, but in a mild state of an inflammatory response with
 degranulation of mast cells well underway. No degranulation was seen in the contralateral arm. The subjects
 reported no feeling of heat, and the skin on the LED-treated area was perfectly normal with no erythema.

Conclusions: 830 nm is the deepest-penetrating wavelength into biological tissue in vivo, because it is at
 the bottom of the water absorption curve, and there are no competing biological pigment chromophores.
It
is known that it acts primarily in a photophysical way on cell and organelle membranes, flowed by a
secondary photochemical cascade originating from the indirect activation of cytochrome c oxidase. 830 nm
 was shown to photoactivate mast cells degranulation, inducing a quasi-wound. 830 nm would appear to be
 an effective wavelength to improve and accelerate wound healing through its action on mast cells, as well as
 macrophages and neutrophils.


Lors du congrès AMWC Monaco 2011,  Le dr Gen Calderhead a exposé l’action photobiologique des leds dans la cicatrisation. Après un rappel des lois de photobiologie et du processus de la cicatrisation, il a démontré l’action des différentes longueurs d’ondes à chaque étape de la cicatrisation.
La première loi de l’action de la lumière sur les cellules est évidente : pas d’absorption = pas de réaction.
La deuxième loi est plus subtile : plusieurs paramètres sont à prendre en considération : la spécificité et la profondeur de la cible, le choix de la longueur d’onde et la dose délivrée.
Le processus de la cicatrisation se déroule en 3 phases avec ses nombreux acteurs :
·         La phase inflammatoire mettant en jeu les mastocytes, les macrophages et les leucocytes ;
·         La phase de prolifération avec augmentation de nombre et d’activité des fibroblastes et des cellules endothéliales.
·         La phase de remodelage avec la transformation des fibroblastes en myofibroblastes.
Comment agit la lumière sur les cellules ?
La lumière visible agit principalement sur les mitochondries via le cytochrome oxydase avec pour résultat la production d’ATP.
La lumière proche Infrarouge est absorbée par la membrane cellulaire avec déclenchement de phénomènes photophysiques et activation des mécanismes de transport membranaires.
Conclusion : La lumière visible ou proche infrarouge aboutissent au même résultat : l’activation de la cellule.
Glen Calderhead nous résume dans un tableau le résultat de ses recherches sur l’action des différentes longueurs d’ondes sur les différentes phases de la cicatrisation.
LO 830 nm est active au niveau des 3 phases e la cicatrisation.
LO 633 nm est active surtout au niveau de la phase proliférative sur les fibroblastes et les cellules endothéliales.
LO 590 nm est active au niveau de la phase proliférative des fibroblastes.
LO 633 nm et LO 830 nm sont actives sur les kératinocytes.
Certains résultats sont probants in vitro et in vivo mais il demeure plusieurs interrogations.

De très belles images en  Microscopie Electronique  montrent la dégranulation des mastocytes 48h après illumination 830 nm ; en premier lieu sont libérés les factures pro inflammatoires puis dans les heures qui suivent les facteurs chimiotactiques et trophiques. Le calcul du nombre des cellules sur un champ déterminé à prouver l’augmentation du nombre des mastocytes, macrophages et neutrophiles sur 8 sujets.





















La cicatrisation se déroule comme un film ou la séquence suivante est la libération par le macrophage des facteurs chimiotactiques des fibroblastes (FGF) et la libération par les neutrophiles des transforming growth factors (TGF). Là encore de très belles images de Microscopie Electronique ou les fibres de collagène sont mieux organisées et de Microscopie Optique ou il y a augmentation des fibres de collagène et d’élastine.
La démonstration suivante est l’augmentation de la circulation sanguine après illumination 830 nm.
Toutes les images qui suivent sont les preuves cliniques de l’action pro cicatrisante de LO 830 nm : après brulures, ulcère de jambe, cicatrices,…







Le Dr. Glen Calderhead rapporte les études du Dr. Mario Trelles sur l’utilisation de LO 830 nm après laser resurfacing et la nette amélioration de la cicatrisation ;
Sa conclusion est d’encourager l’association des Leds à toutes nos procédures : IPL, Peelings, Chirurgies, Lasers, Mésothérapies,…


Dr Fouque Linda
Vice-Présidente

Prochain épisode : "Leds, carboxythérapie et vergetures: mon protocole" par le Dr Philippe Cadic

vendredi 9 septembre 2011

Session Led Academy - EMAA 2011

ATTENTION !!!

Changement de la salle lors de l'EMAA, la session LED ACADEMY se déroulera dans la salle  252 AB.

WARNING !!!

Change in the room during EMAA, the session LED ACADEMY will be held  in the room 252 AB.

vendredi 12 août 2011

Traitement et Prevention des aphtes, herpes et zona par Lasers basse énergie et Led.

          Au cours de son long périple, Ulysse ne se méfie pas des rayons agressif du soleil. Quelques poussées d'herpès peuvent le gêner pendant sa course.

          Quelles solutions lui proposer pour le soulager ?

          Le Dr Gaston Ciais (Professeur en chirurgie dentaire) et ayant beaucoup travaillé avec les lasers de basse énergie, va nous éclairer:

          INTRODUCTION :

          Aphtes, herpès, zona, sont des atteintes auto-immunes parfois graves et invalidantes. Par exemple, une aphtose importante de la cavité buccale peut empêcher la nutrition, la phonation ; une prolifération herpétique sur le visage peut être dommageable pour la vie socioprofessionnelle ; quant au zona, très douloureux durant sa manifestation, peut, lorsqu’il se situe sur le visage,  engendrer un traitement de radiothérapie de 4 à 5 séances à visée antalgique. C’est pour cela que les « anciens » appelaient le zona intercostal « le feu de la saint Antoine »…

          TRAITEMENTS :

          Les traitements consistent en prises d’antiviraux ; on dispose de pommades pour applications locales, à bases, elles aussi, d’antiviraux. (Zovirax) ; il existe aussi un vaccin (Zostavax).
          Mais ces traitements ne sont pas souvent très efficaces et l’on doit recourir aux antalgiques majeurs dans les cas graves. De plus la cortisone est contrindiquée dans les cas d’Herpès.
          Pour les aphtoses graves il est nécessaire souvent d’avoir recours à des traitements de Colchicine et de Thalidomide, avec le risque d’effets iatrogènes.

          TRAITEMENTS LASER BASSE ENERGIE ET L.E.D :

          Depuis les années 80, il existe une technique qui emploie la lumière laser, de basse puissance, de deux longueurs d’onde, l’une visible (rouge) et une infrarouge. Les applications de l’infrarouge (904 nM) ont commencé dès 1969 (Prof. A. Bénédicenti ; Université de Gênes) avec des résultats probants sur les névralgies du trijumeau (augmentation significative des endorphines).
          Le Prof. Mester qui fit les premières expérimentations avec le laser Hélium-Néon (632,8 nM.) en 1978, sur les cytochromes A3.

          Devant les résultats cliniques parfois spectaculaires, et même sans véritables publications et expérimentations scientifiques, les applications de ce que l’on appela le « Soft Laser » se développèrent de façon importantes certes mais souvent sans méthodologie et un peu pour faire n’importe quoi et n’importe comment. Aussi le « Soft Laser » connut, dans les milieux médico-scientifiques officiels, une réputation assez négative.

          Responsable de la consultation d’Odontologie Oncologique, au Centre de Lutte contre le Cancer Antoine Lacassagne, ayant fait l’acquisition d’un laser Hélium-Néon de 6 mW. pour mon cabinet privé, et devant les résultats très intéressants obtenus en pratique courante de la « dentisterie », j’ai, sous l’autorité bienveillante du Prof. F. Demard, traité des patients atteints de mucites chimio et radio induites que je recevais dans mon service au Centre.
          Ce sont les patients eux-mêmes qui ont plébiscité ces séances qui leur étaient éminemment bénéfiques.

          Ainsi est née ce traitement de laser basse énergie (L.L.L.T.) en cancérologie pour traiter et surtout prévenir ces affections parfois très graves et secondaires aux traitements contre le cancer.
La direction du Centre A. Lacassagne a pu, grâce à la Ligue contre le cancer, faire l’acquisition de 3 « Soft Lasers » de puissance plus importante me permettant, de mettre au point la méthodologie et la technique d’application de cette lumière laser selon les différents traitements subis par les patients.

          Le C.N.R.S de Marseille et le Centre Paoli Calmette qui travaillaient in vitro sur cette lumière  He-Ne. ont  authentifié  mes résultats cliniques et la première publication nationale (Bull. du Cancer. Ciais &al. Fév. 1992) et internationale (Journal of National Cancer Institute. Mars. 1992) ont vu le jour.
          Par la suite de nombreuse études, multicentriques et randomisées ont été publiées dans le monde entier et concernent diverses spécialités médicales.
          L’action de cette lumière laser a été démontrée et se résume de façon très synthétique à :
  •  une action antalgique par augmentation des endorphines et par le « Gate Control », optimisé par l’emploi de fréquences spécifiques (de 4-5 hertz à 60-70 Hertz).
  • une action anti-inflammatoire et anti-œdémateuse.
  • une action de cicatrisation accélérée et réparatrice tant de tissus mous que de l’os.
  •  une action anti-radicalaire qui augmente l’immunité locale (zone illuminée.

          Grâce au taux d’A.T.P. stockée de façon importante (mitochondries).
          On comprendra donc que l’on puisse traiter de façon efficace, non invasive, sans aucun effet secondaire, sans médications (antiviraux).

          METHODOLOGIE   :

          Il faut tout d’abord préciser que les laser(s) He-Ne ont disparu de l’arsenal de traitement malgré leur qualité (le rayon le plus cohérent). En effet, trop chers et trop encombrants, ils ont laissé la place aux diodes de longueur d’ondes très approchantes. (de 630 à 650 nM). Pour les infrarouges, les longueurs d’onde, qui équipent  actuellement les laser(s), sont de 808 à 810 nM.

          Il faut aussi préciser que le temps imparti pour une séance de L.L.L.T. est variable car il dépend de la gravité de la lésion à traiter, de sa surface et de la puissance de l’appareil laser employé. Autrement dit, il faut appliquer la formule suivante :

Temps (en sec.) = Energie (joules/cm2) x Surface (cm2) : Puissance (Watts)

          Il faut savoir aussi que l’on peut pratiquer la L.L.L.T. en préventif et/ou en curatif. En préventif 1 Joule/cm2 est suffisant, tandis qu’en curatif il est nécessaire de distribuer 4 Joules/cm2.

          On notera donc que l’on a intérêt à posséder un laser d’une puissance assez importante, non parce qu’il sera plus efficace, car c’est la couleur (longueur d’onde) qui travaille, mais parce que nous aurons des séquences plus courtes, et par là, des séances moins fastidieuses pour le patient et le praticien.
          Par exemple, un laser de 250 mW en Visible et 250 mW en I-R, demandera, pour une lésion
de 1 cm2, en curatif  à 4 J. /cm2, un temps de 16 secondes. Il est alors logique, « d’arrondir » à 20 secondes, pour être sûr d’avoir prodigué l’énergie nécessaire. Si l’on travaille en préventif, 1 joule au cm2 est suffisant. De plus il a été démontré qu’il y a, in vitro, saturation de lumière dans les tissus à 4 joules /cm2. Mais bien sur in vivo, on peut dépasser le temps et donc l’énergie distribuée du fait qu’il n’y a aucun effet secondaire et que l’on ne peut perdre qu’un peu de temps.

          Cette technique demande un « savoir faire ». En effet il faut tenir la fibre optique à 1 millimètre de la zone à traiter, car en s’éloignant, on diminue l’énergie distribuée, d’une valeur inversement proportionnelle au carré de la distance, ce qui va  bien sûr hypothéquer les résultats attendus. Il faut aussi tenir sa fibre le plus perpendiculairement possible au tissu  et éviter la pollution lumineuse (scialytique ou forte lumière ambiante) ainsi que, dans la cavité buccale, un afflux de salive. Il faudra donc bénéficier d’un personnel qualifié et…motivé.

          LES APHTES :

          Les aphtes peuvent avoir plusieurs étiologies. Il y a les aphtes dont l’origine est une intolérance à certains aliments, comme l’ananas, les  noix, noisettes, pistaches, le gruyère et tous les fromages voisins, mais aussi, certaines fois, la banane, les kiwis. La prévention peut être réalisée en évitant, bien sûr, ces aliments.
          D’autres aphtoses, plus graves et récidivantes, sont le signe de la maladie de Behçet ou de Crohn. Ces crises à lésions multiples sont très invalidantes. Du fait que nous sommes en présence d’affections auto-immunes, un état de stress constant ou des perturbations psychologiques ou affectives vont déclencher l’apparition de ces lésions ulcéreuses.

          Il est donc difficile de pratiquer une prévention avec le laser. Par contre, il est possible de diminuer de façon sensible l’intensité douloureuse et la durée de ces aphtes.
          Selon la taille et la gravité des lésions on va appliquer la formule citée plus haut en prenant soin de dépasser le contour des lésions afin de stimuler, non seulement l’aphte lui-même, mais aussi les tissus sains afin de provoquer une cicatrisation centripète. Selon la grosseur des aphtes, il faudra pratiquer de une à trois séances, espacées de 48 heures. On pourra aussi adjoindre un bain de bouche adapté (Eludril, Alodont, Paroex sans alcool), et éviter les produits trop agressifs indiqués parfois pour cette affection.

          L’HERPES :

          En tant que maladie auto-immune, la manifestation de l’herpès virus, a plusieurs origines et plusieurs localisations. On peut distinguer l’herpès solaire, l’herpès « gravidique », l’herpès de « stress », de manifestation fiévreuse suite à un état grippal, et l’herpès de contamination.

          L’herpès le plus commun est labial mais peut apparaître sur une autre partie du visage, comme en particulier les narines. Il peut aussi être localisé dans d’autres parties du corps avec une prédilection sur le trajet d’un nerf (sciatique) et d’un méridien d’acupuncture (méridien de vessie). La particularité de ces manifestations, est que la localisation est très souvent la même lors des récidives. Le cas des herpès génitaux est le plus grave, et est à classer dans les M.S.T.

          Le traitement habituel prescrit est à base d’antiviraux par voie orale et pommades pour des applications locales. Il est assez difficile de pratiquer une prévention la plupart du temps. Pourtant, si l’on sait que l’on va avoir une exposition solaire importante (plage, bateau, ski, etc…).

          En ce qui concerne l’herpès lié, bien souvent, aux menstruations, la manifestation va se produire 2 à 3 jours avant le début des règles, (chez une personne qui connaît bien « ses dates »). Il sera donc facile de pratiquer une à deux séances de laser en préventif, à 1 joule/cm2 sur l’ensemble des lèvres en insistant sur la zone habituelle de la manifestation, car en fait, les vésicules apparaissent toujours au même endroit, mais si, par le traitement laser on relève l’immunité locale, on va empêcher la « sortie » des vésicules certes, mais elles vont se manifester à un autre endroit des lèvres, en général symétriquement aux fois précédentes ; il s’agit donc de « préparer la totalité du contour de la bouche. Et l’expérience montre que si l’on pratique cela pendant 3 mois de la même manière, l’herpès n’apparaît plus du tout, au grand soulagement des patientes.

          Lorsque les vésicules sont sorties, s’il est possible de pratiquer une séance de laser, on diminue considérablement la douleur et l’inflammation et l’on empêche son étendue éventuelle. Mais bien sûr, lorsqu’une vésicule est sortie, elle fait son « cursus » habituel et le traitement laser ne peut que diminuer ou supprimer la partie inflammatoire de l’affection.
          Le mode opératoire est le même que pour les aphtes, à savoir que l’on distribue 1 joule/cm2 en préventif, et 4 joules /cm2 en curatif. On agit de même pour les autres localisations, bien entendu.

          LE ZONA :

          De la même famille que l’herpès, le zona va se déclarer lors d’une fatigue importante ou d’un choc affectif et/ou mental grave. La manifestation diffère de l’herpès par l’aspect des vésicules en grappes, et, là aussi, le long d’un trajet de nerf ou d’une émergence d’un nerf.  Le plus connu est le zona intercostal que les « anciens » appellent le « feu de la Saint Antoine » et qui est très désagréable par les démangeaisons terribles qu’il provoque. Le zona facial se situe en regard du nerf facial ou trijumeau, et peut impliquer aussi l’œil, (zona ophtalmique). Le problème que peut poser le zona, sont  ses suites algiques qui durent bien après la disparition des vésicules et cèdent difficilement aux antalgiques, ce qui obligent parfois à prescrire des antalgiques majeurs (opiacés, morphiniques). Il est parfois nécessaire de pratiquer quelques séances de radiothérapie à visée antalgiques pour tenter de venir à bout de ces douleurs.

          Par contre, si l’on pratique, le plus tôt possible après l’apparition des premières vésicules, deux ou trois séances de L.L.L.T., on va stopper l’évolution et donc l’étendue des vésicules. De plus, le fait de pratiquer le laser, va supprimer les douleurs post zostériennes, et il n’y aura aucune suite algique, quelle que soit la localisation.
          La technique est la même que citée précédemment, avec l’inconvénient de surfaces plus importantes si le zona a pu s’étendre.

          Il va de soi, que l’on peut compléter les applications de laser par une exposition à des appareils LED, comme le Triwings, (rouge + jaune) en continu puis en pulsé à 5 hertz, pendant 20 minutes.
          Je me permets de rappeler que lorsqu’on travaille en curatif, donc quand il y a la fameuse triade Dolor –Rubor – Calor, il faut traiter en continu pour la bio stimulation ET en pulsé (5 Hz. & 65 Hz.) pour le côté antalgique.

          DISCUSSION :

          Il est sûr qu’un patient qui souffre d’herpès ou de zona, va se diriger vers le médecin généraliste, ou de préférence vers un spécialiste dermatologiste ; pour des aphtes buccaux où il y aura la préférence pour un chirurgien dentiste certes mais bien peu sont équipés en laser basse énergie.
          Le patient devra donc bénéficier ou subir une médication lourde et parfois mal supportée (antiviraux). 

          CONCLUSION :

          Par contre la L.L.L.T., non invasive, totalement indolore, et sans aucun effet secondaire, est une thérapie de choix qui devrait pouvoir se développer car les applications en bio stimulation, en accélération de cicatrisation pour toutes les chirurgies, brûlures, plaies, sans oublier les indications qui ont authentifié l’action de ce laser, je veux dire la prévention et le traitement des mucites chimio et radio-induites. De plus, puisque « l’environnement » est un des grands sujets actuels, il faut convenir que la fabrication de laser(s) est une industrie « propre », et qu’on ne peut en dire autant des usines chimiques pharmaceutiques…


Aphte labial traité et 24 heures après





Patient traité avec une séance.
Paramètres: rouge et jaune pulsé 8j pendant 4 min , puis rouge et jaune continu 20 j pendant 15 min.

Dr Ciais GAston
(Comité Scientifique de stomatologie)

jeudi 4 août 2011

Une suture "lumineuse" pour le futur ?

 


Femme de 76 ans.
Après une chute dans un escalier, plaie de la glabelle qui aurait nécessité une suture. Fermeture par photobiomodulation LED. Résultat esthétique inespéré.
Paramètres :
Rouge et jaune pulsé 12j 6 min pendant 2 séances
puis rouge continu 20j 15 min et rouge et jaune pulsé 12j 6 min.
Quelles modulations pour quel stade de cicatrisation ?
Donnez votre avis, commentaires ouverts …


76 years old woman.
After a fall down stairs, wound of the glabella, wich would have required a suture. Closure bu photobiomodulation LED.  Unexpected Aesthetic result.
Parameters:
Red and yellow pulsed 16j 6 min during 2 sessions
Then Red continuous 20j 15 min and red+yellow pulsed 12j 6 min.

Which modulation for  which healing step ?
Give your opinion, comment open …


samedi 30 juillet 2011

La Led Academy s'invite à l'EMAA pour un "feu" d'artifice multicolore



Le Vendredi 30  Septembre 2011 de 8h30 à 10h 30
Room 252 AB  / EMAA 2011

COLORS VARIATIONS / VARIATIONS DES COULEURS
Chair: Dr Pelletier M. / Dr. Bischof M.
1 / Biophotons and Quantum effects of a weak light (1rst Part.)  by Dr M. Bischof. Research scientist.

2/ Herpes cutaneous deseases and photobiomodulation: A valuable help… by Dr. Pelletier. Dermatologist.

3/ Biophotons and Quantum effects of a weak light (2nd Part.)  by Dr M. Bischof. Research scientist.

4/ Evaluation of Cosmetic and antiaging devices efficiency by using human skin maintened in surviving conditions  by Pr. S. Boisnic. Dermatologist.

5/ 830 nm Led Phototherapy: the wound healing revolution by Dr. G. Calderhead. Laser Scientist

6/ Diabetic foot and photobiomodulation by Dr. P. Blanchemaison. Vascular MD.


mercredi 20 juillet 2011

Controverse sur les Leds

Avant de continuer le voyage initiatique d’Ulysse, nous nous arrêtons à Paris pour les journées parisiennes du Groupe Laser ;
Compte rendu  de la controverse sur la LED lors des journées du Groupe Laser Juin 2011, animée par  le physicien Serge Mordon (S.M) et  le Pr Thierry Passeron(T.P) ;
S. Mordon en charge de défendre la LED a rappelé les bases physiques des quanta de lumière et leur optimisation de la  communication des cellules.
Je profite de cette entrée en matière pour rendre hommage à deux chercheurs :
-  Le Pr. A.G GURWITSCH dans les années 30 a postulé l'existence d'un "champ biologique "
 - Le Pr. G.LAKHOVOVSKY qui fut le premier a mentionné que les noyaux cellulaires sont à l'origine du stockage des informations électro magnétiques.
Ces concepts n'ont pas pu être plus largement connus en raison des troubles de la 2° guerre mondiale et du succès de la biochimie. La recherche aujourd'hui dans de nombreux pays reprend de l'élan mais beaucoup de choses restent à faire et on rejoint l'avis de S. Mordon qui a insisté dans notre domaine qui est l'action des LED sur la peau, sur la nécessité d'études concertées in vivo et in vitro.
Si chacun dans notre activité nous n'avons pas les moyens de réaliser des "méga études" la LED Academy demande à ses membres de contribuer à l'avancée des LEDs simplement par des observations cliniques
Afin de cibler le champ thérapeutique et de poser les bonnes questions. Le Pr. T. Passeron, dans une analyse objective de la littérature, a montré l'action indéniable de la LED sur la cicatrisation.
Il nous fait part également de ses recherches sur la pigmentation (voir résumé précédent) et sur l'éventualité d'utiliser la lumière visible pour traiter les troubles pigmentaires mais tout cela demande encore beaucoup d'investigations.
Nous les remercions d'avoir montré la complexité du rôle de la lumière et la nécessité d'être objectif.
La LED ACADEMY,  j'espère, nous évitera tel Ulysse d'aller de Charybde en Scylla.
Dr Fouque Linda
(Vice-Présidente)
N’oublions pas le prochain épisode avec le Dr Glen Calderhead : La photobiomodulation, une révolution pour la cicatrisation.