Qui est la LED ACADEMY ?


La Led Academy est une association à but non lucratif. Elle réunit des membres adhérents (médecins, physiciens, chercheurs en biologie cellulaire, ingénieurs en optoélectronique) intéressés ou concernés par les effets biologiques et l’utilisation en thérapeutique des sources de rayonnement électromagnétique de basse puissance.

Elle rassemble ainsi toutes les technologies qui se réfèrent à
l’utilisation des LED (Light Emitting Diode) et des lasers de basse puissance (Low Level Laser) depuis leur construction, jusqu’à leurs applications cliniques.

La LED Academy accueille également des membres bienfaiteurs qui peuvent faire partie des industries de santé.

Elle s’efforce de réunir ainsi des connaissances, de faire partager des expériences et de susciter des programmes de recherche.



LED Academy is a non profit organisation with a membership open to physicians, physicists, cell-biologists, optoelectronic engineers,concerned with photobiological mechanisms and treatments related to the use of LED or Low Level Lasers.

LEDAcademy welcomes benefactor members from pharmaceutical or medical device companies.

Its goal is therefore dedicated to the promotion of research, education, and clinical applications in photobiology.

dimanche 29 janvier 2012

LED: Quels critères de choix ?

     Avec l'exposé du Dr Hugues Cartier (Dermatologue à Arras),La Led Academy vous propose toute une série d'exposés d'intervenants spécialistes sur ce sujet brûlant...

     Lors de la notre session le 11 Novembre 2011, Le Dr Hugues Cartier , nous a présenté son point de vue que nous avons le plaisir de partager avec vous. Aujourd'hui, nombre de sociétés proposent des machines de Leds, comment choisir celle qui nous servira dans notre pratique au quotidien :

     "Les LEDs, c'est presque un choix compulsif!"

     C'est une fois l'appareil acheté qu'on adhère à son intérêt. Il est toujours surprenant quand un confrère nous demande pourquoi , qu'il soit nécessaire de se justifier.
Néanmoins,le choix est loin d'être irrationnel. Il faut comme tous les appareils , déterminer quelles sont les indications que l'on souhaite privilégier.

     Trois indications essentielles en dehors de la photothérapie dynamique sont validées par des publications tous les jours un peu plus nombreuses même si la grande majorité ne sont pas d'un niveau scientifique élevé: l'acné, les processus de cicatrisation, les états inflammatoires.
     Les LEDs en utilisation isolée comme l'AAG et effluvium de tout type, les pelades, les vitiligo, les hyperpigmentations en dehors des HPPI, les vergetures et le photorajeunissement sont soumises à débat.
Néanmoins , pour accéder à toutes ces indications , il faut définir le dispositif idéal qui on s'en doute n'existe pas car la multiplicité des paramétrages, des puissances (fluence, lumen,candela, watt), de couleurs , de mode d'émission rendent la tache difficile.
     Si les LEDs se sont banalisées dans le domaine domestique , elles tardent a trouver leurs marques en dermatologie. Car les LEDs sont un appareil de luminothérapie tellement singulier que ce choix en devient irrationnel.

     Cependant, on a des certitudes:
  • mode de fonctionnement univoque
  • large palette de couleur s'étirant des UV aux IR mais avec un spectre de quelques manomètres en faisant un appareil plus proche des lasers au rayon monochromatique que d'une Lumière Polychromatique Pulsée.
  • durée de vie par diode de plusieurs dizaines de milliers d'heures d'utilisation.
  • Et des incertitudes!
     Les LEDs ne sont absolument pas indispensable pour l'art quotidien dermatologique ... Mais on pourrait écrire de même pour la pratique des lasers ou une activité esthétique. Pourtant dés que le dermatologue en possède une , il ne cesse l'utiliser.

     Avec l'arrivée de la PDT, on aurait pu penser que les dermatologues allaient investir massivement. Après tout, traiter les cancers, fait partie de notre quotidien dermatologique. Pourtant à peine 150 centres ou cabinets dermatologiques français , Centres hospitaliers confondus , pratiquent la PDT carcinologique ou la luminotherapie par LED sur plus de 3000 dermatologues.

     A cela, plusieurs réponses non exhaustives: technique chronophage et douloureuse, absence de cotation officielle qui peut exposer à des sanctions de la part des CPAM , principe actif très - trop cher mis en concurrence avec des alternatives topiques dont le service rendu est au moins équivalent... rien que pour la PDT.
     Pour la luminothérapie avec d'autres photosensibilisants dans un but cosmétique ou utilisée seule pour accélérer les processus de cicatrisation, la difficulté réside dans le choix de ses LEDs selon: sa large palette de spectre lumineux avec toute la photomodulation qui va en découler (mode pulsé continu ou non, association de différentes couleurs de diodes), une puissance exprimée en watt, en lumen ou en Joules/cm2 plus utilisés par les laseristes, une durée d'exposition par séance rapportée aux indications précises et une distance étalon à la peau minimale car le faisceau d'une diode de panneau de LED n'est bien évidemment pas collimaté.

     On peut déterminer sans risque les indications validées par de nombreuses publications en dehors de la PDT même si elles n'ont pas un impact factor élevé:
  • acné inflammatoire ou mixte car il s'agit d'une réaction photodynamique endogène , le P.Acnes produisant lui même une porphyrine. Papageorgiou et al.ont publié il y a déjà près de 10 ans l'action anti-infectieux des diodes bleues associée à l'effet anti-inflammatoire des diodes rouges ou infra-rouges (1). En France, on continue á privilégier l'usage des antibiotiques alors que les résistances bactériennes les rendent inopérants un peu plus tous les jours. Bien sur, on peut arguer que les LEDs n'ont qu'un effet suspensif et qu'il faut répéter les séances mais les antibiotiques ont ce même défaut.

  •  réduction des processus inflammatoires. Lee et al.ont noté que le teint s'assombrissait avec les LEDs bleues et s'éclaircissait avec les LEDs rouges ou Infra-rouge (2).De même , Linda Fouque a présenté récemment des travaux non encore publiés sur l'éclaircissement des lentigos sous LEDs.

  • accélération du processus de cicatrisation après une effraction cutanée y compris celle provoquée par nos lasers ablatifs, non ablatifs, vasculaires et les peelings.Weiss et al. ont montré dés 2007 que l'utilisation des LEDs oranges pouvait réduire la survenue des radiodermites ( dermite de grade o ou 1 chez 94% des patients versus 14% dans le groupe contrôle). (3). Aster et al. ont montré en 2009 que l'usage de ce même type de panneau de LED pouvait réduire douleur, risque infectieux et accélérer le processus de cicatrisation après laser fractionné 1550nm. (4)

  • Pour ce qui est du rajeunissement avec uniquement une exposition sous des panneaux de LEDs, la discussion reste ouverte et les publications très controversées avec des améliorations identiques au groupe placebo à des taux supérieurs 70%, ce qui entame nettement la crédibilité de son usage seul.

     Pour mémoire, la puissance radiative est exprimée en watt. Le lumen est la valeur de la luminescence totale émise par la source corrigée du facteur de sensibilité de l'oeil. Le candela est l'intensité lumineuse perçue par l'oeil dans une direction donnée, d'une source 555 nm avec une intensité énergétique de 1/ 683 watt / stéradian...

     En clair, si deux diodes qui ont la même puissance émettent selon un angle d'ouverture différente , celle qui donnera un cône d'ouverture plus large paraîtra moins brillante. De même, si une LED rouge ou verte ont des puissances en watt identique, elles seront perçues différemment, la verte paraissant trois fois plus lumineuses. Aussi, ce n'est pas en regardant un panneau de LED que l'ont fera son choix car notre oeil nous trompe, mais sur les caractéristiques physiques et de photomodulation de l'appareil car c'est la peau qu'on illumine avec le fibroblaste comme chef d'orchestre et le système redox mitochondrial en particulier.


     Le challenge à venir est de déterminer la biophotomodulation nécessaire, la durée minimale ou maximale d'illumination nécessaire rapportée à l'énergie émise.


Bibliographie:

1- Papageorgiou et al. Phototherapy with blue and red light in the treatment of acne vulgaris
Br J Dermatol 2000; 142: 973-8

2- Lee et al. A prospective,randomized , placebo-controlled , double-blindes, and split-face clinical study on LED phototherapy for skin rejuvenation : clinical , profilometric , histologic, ultrastructural and biochemical evaluations and comparison of three different treatement settings.
J Photochem Photobio 2007;88 (1):51-67

3- Maitland Deland M. , Weiss A. Treatment of radiation-indices dermatitis with LED photomodulation. Laser in Surgery and Medecine 2007; 39:164-8

4- Alster TS et al. Improvement of postfractional laser eryhtema with Light Emitting Diode Photomodulation. Dermatol Surg 2009; 35: 813-5

Dr Hugues Cartier
Trésorier Led Academy

dimanche 8 janvier 2012

La Journée LED: Orientations pratiques

      Le samedi 17 Mars 2012, nous vous retrouverons au Novotel Gare Montparnasse  de 9h à 18h.

Programme


9h00  Accueil des participants

9h30  Physiologie et Photobiomodulation
  •  Les Leds : thérapeutique présente et future au cœur des cellules (Dr. Claude Dalle: responsable médecine anti-âge).
10h30 Pause

11h00 Neurologie et Douleur
  •       L’effet de la lumière sur la douleur et la guérison par l’intermédiaire du système nerveux végétatif et le tissu conjonctif (Pr. Marco Bischoff: comité scientifique).
  •     Gestion de la douleur par Photobiomodulation : protocoles (Dr. Luc Benichou : responsable Communication scientifique).
12h30  Déjeuner          (Offert par la Led Academy)

14h00  Cicatrisation et Acné
  •        Cicatrisation et photobiomodulation : une si longue histoire… (Dr Michèle Pelletier : Présidente)
  •        Led et acné : une nouvelle approche thérapeutique (Dr Linda Fouque : Vice-présidente)
          Vasculaire
  •     Les Leds : une approche de la phlébologie  (Dr Jean-Marc Chardonneau : responsable médecine vasculaire).
16h00   Pause  

16h30   Parole aux Fabricants
        (Chacun exposera sa technologie pendant 10 minutes)

17h30   Discussion

18h00   Fin de la formation


 
« La variété est la véritable épice de la vie qui lui donne
toute sa saveur »
(W. Cooper, Poète)
     Plusieurs orateurs enrichiront  notre regard sur  l'impact médical de la photobiomodulation .
     Ils aborderont, ici, l'atteinte cutanée sous différents angles pour mieux comprendre  ses applications.

Prix : 150 € la journée

Suite à une aide supplémentaire par les laboratoires, le coût a été modifié. Le trop perçu sera rendu aux adhérents qui ont payés la somme de 200 €

Pour toutes inscriptions et informations, vous pouvez contacter Audrey au 06.58.34.84.03 ou ledacademy@gmail.com

vendredi 30 décembre 2011

Cas de Photothérapie Dynamique



Avant                      Après 


 Avant                       Après 


     Cette dame a commencé la PDT en Septembre 2010 et les dernières photos dataient du 4 nov 2011; elle avait reçu 6 séances de PDT* au colorant pulsé et trois séances de PDT* avec la LED au total sur un peu plus d'un an.


     Dans certains cas, on  peut optimiser la chirurgie par la photothérapie dynamique.

* PDT : Photo Dynamique Therapy

Réponse au commentaire :

Quelle était la pathologie initiale ? CBC ? Bowen ?
CBC multiples et EOA plan superficiels multiples.

Qu'elle a été la chirurgie ? Pas de chirurgie sauf sur un EOA du décolleté.

Le nombre de séances paraît élevé.
Le nombre de séances est nécessairement élevé si l'on veut éviter la chirurgie


Dr Catherine Gaucher
Dermatologue (Paris)

NAALT : The North American Association for Laser Therapy

 
Voici un site d'inscription à NAALT, société savante américaine, dédiée aux applications thérapeutiques des lasers basse puissance et des LED.

 

mardi 6 décembre 2011

Sessions Led Academy pour l'année 2012

Chers amis,
Voilà 1 an déjà que la LED ACADEMY existe. Les débuts sont toujours  difficiles mais la volonté d’apprendre et  partager  de chacun est un gage de sa survie.
C’est pourquoi je vous annonce les différentes réunions qui auront lieu cette année.


  • Le 17 Mars de 9h30 à 18h , au Novotel Paris Gare Montparnasse.
"La journée Led: orientations pratiques"


Plusieurs pôles de travail seront abordés par différents  membres actifs au sein de la Led Academy
- Physiologie et photobiomodulation (Dr Claude Dalle : médecine antiâge)
- Neurologie et douleur (Pr Marco Bischoff : comité scientifique, Dr Luc Benichou : communication scientifique)
- Acné  (Dr Linda Fouque : vice-présidente)

- Cicatrisation (Dr Michèle  Pelletier: présidente)
- Vasculaire et PBM (Dr Chardonneau : médecine vasculaire)
- La parole aux fabricants (Chaque ingénieur exposera  sa technologie pendant 10 minutes)


Il s’agira de photobiomodulation (PBM) aussi bien par Led que par Laser de basse énergie.
Le programme détaillé sera adresse dans les prochains jours.
Les places étant limitées, un bulletin d'inscription à cette formation sera envoyé aux adhérents début janvier.




Congrès de Médecine Esthétique et anti âge AMCW

La LED ACADEMY  accueillera des orateurs prestigieux : Pr Tina Karu , Dr Daniel Barolet, Pr Leonardo Marini et Dr Anne Cortay.
  •  Le 30 Mars de 14h à 16h, salle Van Donguen, Forum Grimaldi.
"Réparation, Cicatrisation et Anti-âge : De la qualité
de la longueur d'onde"

- La photobiomodulation par Low Level Laser Therapy en dermatologie : Nouveaux concepts ! ( Dr Daniel Barolet)

- Photobiomodulation en tant qu'une nouvelle méthode anti-âge: la mécanisme cellulaire (1ère partie) (Pr Tina Karu)

- Le Peeling Photodynamique:"un album de famille" (Dr Michèle Pelletier)

- Photobiomodulation en tant qu'une  nouvelle méthode anti-âge: la mécanisme cellulaire (2ème partie)( Pr Tina Karu)

- La fibre optique Led validée en milieu hospitalier pour le traitement de l'ictère néonatal (Dr Anne Cortay)

- Rejuvénation faciale Led par masque facial infrarouge en continu ou pulsé (Pr. Leonardo Marini)


  • Le 6 Avril de 10h à 17h, Hôtel Sofitel Lyon Bellecour, 69002 Lyon
" A propos de la Photothérapie Dynamique"
Sous l’égide de la LED ACADEMY, les laboratoires Galderma et Renophase invitent différentes disciplines : médecins dermatologues, et esthéticiens, plasticiens ,pour échanger de nouvelles perspectives :

- La PDT d'aujourd'hui et de demain (Pr. Nicole Basset Seguin)

- Traitement chirurgical classique des tumeurs cutanées malignes: exérèses et reconstruction (Pr. jean Philippe Pradier)

- Tumeurs cutanées: optimisation par PDT/ LED et chirurgie par le Dr. Moshen Alirezai.

- Intérêt de la PDT dans la prise en charge des tumeurs palpébrales (Dr. Eric Sarfati)

- Une nouvelle lumière sur les peelings (Dr.  Martine Baspeyras)

- "Comment  les peelings peuvent-ils booster l'action de la Led: Pénétration-actifs-lumière "(Dr. Linda Fouque)

- Les peelings photodynamiques: mon expérience (Dr. Ghislaine Beilin)

 Les places étant limitées, des bulletins de participation seront envoyés prochainement. Journée non payante, pris entièrement en charge par les laboratoires.

  • Le 3 Juin de 10 à 14h à Baux de Provence en partenariat avec l'association RIDE.
Les chirurgiens plasticiens et esthéticiens et tous les membres de la Led Academy pourront assister à une demi-journée consacrée aux orientations pratiques.

Programme à venir...

    • Le 12 Octobre de 10h à 18h, à Strasbourg
    "Une journée de perfectionnement sur la photobiomodulation Led"


    Cette formation réunira le Pr Touzeau qui nous exposera la technologie Led et la compréhension du matériel.

    - Le Pr Cotte nous éclairera sur les Cosmétiques et Led : législation 


    - Le Pr Marco Bishof continuera ses exposes sur l’action physiologique de la lumière (le titre sera communiqué ultérieurement).
    - Enfin Claude Dalle nous exposera les perspectives  et avancées de la photobiomodulation.

    Le programme complet avec les orateurs sera mis en ligne prochainement.

    Les inscriptions se feront auprès du secrétariat.
    Des ateliers de formation commenceront en juin 2012 et auront lieu tous les 2 mois dans différentes villes de France. Le tableau des ateliers sera bientôt mis en ligne.
    Pour toutes informations complémentaires, vous pouvez contacter Audrey par mail : ledacademy@gmail.com ou par téléphone au 06.58.34.84.03

    Le site sera en ligne d’ici 3 à 4 mois (il est en construction)
    Je vous souhaite au nom de tous les membres de la Led academy  de très bonnes fêtes et vous laisse méditer sur « ce mot »  du peintre Eugene Delacroix qu’Audrey nous a rapporté.

    "La couleur est par exellence la partie de l'art qui détient le don magique. alors que le sujet, la forme, la ligne s'adressent d'abord à la pensée, la couleur n'a aucun sens pour l'intelligence, mais elle a tous les pouvoirs sur la sensibilité."

                                                             Dr Michèle Pelletier
    (Led Academy president)

    dimanche 4 décembre 2011

    INTERET DE LA LUMIERE ET DE SES DIFFERENTES LONGUEURS D’ONDE SUR LA REGULATION DU SOMMEIL

         Avant d'envisager un survol des principaux thèmes abordés lors de la session pratique du 11 Novembre à Marseille. Ecoutons le Professeur Duforez, Médecin du sport et responsable du service des troubles du sommeil à l'Hotel Dieu à Paris.

         Lors de l'EMAA en octobre dernier, le Dr Duforez François, nous a emmené au pays des songes. La photobiomodulation permet aussi de gérer certains troubles du sommeil. A l'heure ou la cote d'alerte de la prise de tranquillisants est atteinte, cette nouvelle approche devient salutaire.

    1- bases scientifiques :

         Il est maintenant bien établi que la lumière joue un rôle important dans la régulation du sommeil et de la vigilance notamment depuis les études de Lewy1en 1980.

         Chez l’homme, plusieurs fonctions biologiques de l’organisme- telles que la vigilance, la mémoire, la température du corps, la pression artérielle, certaines secrétions hormonales, la division cellulaire, la digestion- sont rythmées suivant une alternance du jour et de la nuit mais elles ne surviennent pas de façon aléatoire ou anarchique au cours des 24 heures : elles sont synchronisées.
         Le mécanisme responsable de cette synchronisation est appelé « l’horloge interne ». L'horloge biologique interne se situe dans l’hypothalamus du cerveau, au sein du noyau supra chiasmatique (NSC), structure d'environ 1 mm3. Les neurones du NSC ont une activité électrique rythmique, endogène et autonome, d’origine moléculaire (donc génétique). Son rôle est d’adapter le rythme de ces fonctions à notre environnement et notamment à l’alternance jour/nuit. Cette horloge interne possède un rythme propre légèrement supérieur à 24 heures chez environ 80% des gens.

         Elle prend donc théoriquement du retard par rapport à l’environnement. Pour être synchronisée avec l’environnement, elle a besoin de repères externes : la lumière est le plus important de ces repères.

         Captée par les cellules de la rétine au niveau de l’œil, la lumière excite des pigments spécifiques donnant ainsi naissance à un courant nerveux transmis, par des circuits différents de ceux de la vision, au niveau de l’horloge interne.
          L’horloge interne interprète l’intensité de la lumière en fonction du moment de la journée et informe alors une structure du cerveau qui secrète, lorsque la lumière baisse, une hormone-la mélatonine.
         Celle-ci sera secrétée pendant toute la durée de la nuit. Sa sécrétion chute lorsque la lumière du jour apparait. C’est chez de nombreuses personnes entre minuit et 7 heures du matin que, sous l’influence de l’horloge interne, notre propension à dormir est la plus importante.

         La sensibilité de l’horloge interne à la lumière dépend de l'intensité, de la durée, de l'heure, du mode de l'exposition lumineuse et de la longueur d’onde de la lumière.

          L’horloge biologique présente une sensibilité optimale pour les longueurs d'onde courtes (~460-480 nm), aussi bien chez l'Homme que chez l'animal. Une lumière monochromatique bleue (longueur d’onde de 480 nm) est aussi efficace qu’une lumière fluorescente blanche 100 fois plus intense (comportant 100 fois plus de photons).
         Des travaux récents montreraient que la lumière rouge n’aurait pas d’effet  sur la sécrétion de mélatonine, mais que les lumières bleu et rouge affecteraient les niveaux de cortisol ainsi que le système nerveux autonome dans leur variation circadienne.

         Cette propriété repose sur les mécanismes de la photoréception de l’horloge biologique. Les travaux récents suggèrent que la photoréception circadienne implique des mécanismes classiques (via les cônes et les bâtonnets) ainsi que des mécanismes "non-classiques" dans lesquels les cellules ganglionnaires à mélanopsine (intrinsèquement photosensibles) semblent tenir une place centrale.

    2. les indications thérapeutiques :
         La luminothérapie - ou traitement par la lumière - constitue une approche thérapeutique simple, sûre et moderne pour améliorer certains troubles du sommeil et optimiser les performances intellectuelles dans la journée, en fournissant à l’organisme une partie de lumière qui lui manque.
    Le traitement consiste à s’exposer à la lumière de lampes à haute intensité en restant à proximité pendant une période recommandée.

         Dans les troubles du sommeil par retard de phase, (grande difficulté d’endormissement suivi d’un sommeil normal avec également une grande difficulté pour se réveiller) la luminothérapie doit être utilisée le matin au plus tôt, si possible entre 7:00h et 9:00h. La durée d’exposition recommandée est d’une heure par jour en «cures» de 3 semaines minimum.
         Dans les troubles du sommeil par avance de phase, (Tendance à somnoler et à s’endormir très tôt dans la soirée et à se réveiller très précocement parfois au milieu de la nuit) l’exposition doit avoir lieu en fin d’après-midi ou en début de soirée entre 19:00h et 21:00h. Sa durée doit être d’une heure par jour par périodes de 3 semaines minimum.
         Dans les troubles du sommeil lié au travail posté, la durée d’exposition est d’une heure par jour juste avant ou au début du poste de travail. Il faut par contre éviter la lumière vive en fin de poste et avant de dormir (par le port de lunettes de soleil, par exemple). Lorsque le poste est le matin, l’exposition a lieu au lever. On doit alors éviter la lumière en fin d’après-midi et le soir.
         Dans les troubles du sommeil liés au jet-lag, une exposition à la lumière une heure par jour aura lieu les 3 premiers jours du séjour :
    - lors d’un voyage vers l’Ouest : en fin d’après-midi (en heure locale)
    - lors d’un voyage vers l’Est: le matin (en heure locale)

    Fonctionnement et indications de la luminothérapie

         Au cours de la dépression saisonnière, l’exposition a lieu le matin, si possible juste après le lever, pendant 30 mn. Des périodes d’exposition de 3 semaines minimum sont recommandées pendant les mois d’automne ou d’hiver.
         Précaution d’emploi : au niveau ophtalmologique la réflexion  concerne les lampes de luminothérapie en lumière bleue exclusive ou enrichies en lumière bleue. Potentiellement plus efficace, ces longueurs d’onde correspondant à la couleur bleue seraient dommageables pour la rétine, accélérant le processus de Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age (DMLA), première cause de cécité en France.

         Leur utilisation nécessite, outre un examen ophtalmologique préalable, des conditions particulières d’éclairement et de temps d’exposition.
    Il parait prudent, par principe de précaution, de les déconseiller pour les personnes âgées, le risque de DMLA augmentant avec l’âge.


          Before considering an overview of the main themes of the practice session of 11 November in Marseille. Listen to Professor Duforez, sports medicine and head of the sleep disorder served in the Hotel Dieu in Paris.
     
    Dr François Duforez (Led Academy)
    Responsable Médecine du sport et du sommeil




          When EMAA last October, Dr. Duforez Francis, took us to the land of dreams. The photobiomodulation can also manage some sleep disorders. At a time when the danger level of decision-traquilisants is reached, this new approach is beneficial.

    BENEFITS OF LIGHT AND ITS DIFFERENT WAVELENGTHS ON REGULATING
    The biological clock: Therapeutic indications 

    1. Scientific basis
         It is now clearly established that light plays an important role in regulating sleep and alertness, especially since Lewy's studies1 in 1980.
    In humans, various biological functions—including alertness, memory, body temperature, blood pressure, secretion of certain hormones, cell division and digestion—follow an alternating day/night rhythm but do not occur randomly during the 24-hour period: they are synchronised.

         The mechanism that governs this synchronisation is known as the "biological clock". The internal, biological clock is located in the hypothalamus, in the suprachiasmatic nucleus (SCN) with a volume of around 1 mm3. The electrical activity of the neurones of the SCN is rhythmic, endogenous, autonomous and molecular in origin (and therefore genetic). Its role is to adapt the rhythm of these functions to our environment, in particular to the alternation of day and night. Internal clocks follow a natural cycle of just over 24 hours in approximately 80% of individuals.

    Theoretically, therefore, they should fall behind their environment. In order to be synchronous, they need to be reset by external stimuli, light being the most important of these.

    The light registered by retina cells in the eye stimulates specific pigments that then send a nerve signal to the internal clock (using different circuits from those used for sight). The internal clock interprets the intensity of the light according to the time of day, and informs a structure in the brain. When light intensity begins to fall, this structure secretes a hormone—melatonin—which is secreted throughout the night. Secretion drops as daylight appears. Many people are most inclined to sleep between midnight and 7am, under the influence of their internal clock.

    The sensitivity of the internal clock to light depends on the intensity, duration, time, and manner of exposure and on the wavelength of the light.
    Optimal sensitivity of the biological clock is situated in the short end of the spectrum, with wavelengths around 460–480 nm, both for humans and animals. Monochromatic blue light, with a wavelength of 480 nm, is just as effective as a fluorescent white light that is 100 times as intense (having 100 times more photons). Recent studies show that red light has no effect on melatonin secretion, but that blue and red light affect the circadian rhythms governing cortisol levels and the autonomous nervous system.

    This property depends on the biological clock’s photoreception mechanisms. Recent studies suggest that circadian photoreception involves classic mechanisms (via rods and cones) and “non-classic” mechanisms in which intrinsically photosensitive ganglion cells containing melanopsin seem to play a key role.

    2. THERAPEUTIC indications
    Light therapy is a straightforward, safe, modern treatment for insufficient light exposure, and can alleviate some sleep disorders and optimise intellectual performance during the day, by providing the body with some of the light it needs.
    The treatment consists of exposure to high intensity lamps for a recommended length of time.

    For delayed sleep phase disorders (considerable difficulty in getting to sleep followed by normal sleep with great difficulty in waking up), light therapy must be administered as early as possible in the morning, ideally between 7am and 9am. The recommended length of exposure is one hour a day for a treatment period of at least three weeks.
    For advanced sleep phase disorders, (tendency to doze and fall asleep very early in the evening and to wake up very early, sometimes in the middle of the night) exposure should take place in the late afternoon or early evening, between 7pm and 9pm. The recommended length of exposure is one hour a day for at least three weeks.
    For sleep disorders caused by shift work, the recommended length of exposure is one hour a day just before or at the beginning of the shift. Strong light should be avoided at the end of the shift and prior to sleeping (e.g. by wearing sunglasses). For early morning shifts, exposure should take place immediately after waking. Exposure to light should then be avoided in the afternoon and evening.